LES ÉCRITURES DE PATRICIA TURCOTTE

Des articles sur des sujets sociaux et vie citoyenne-politique, ainsi que des romances d'intérêts publiques. Bienvenue sur mon blog, Patricia Turcotte

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Lieu : Saint Georges, Québec, Canada

Un Vieux-Sage m'a dit:" Patricia, cherche bien dans le plus profond de ton être, ce que tu aimerais accomplir à compter de ce jour, et ce, autant dans la pauvreté financière, dans la maladie et la solitude, que dans la prospérité, la santé, ou la célébrité." Sans hésiter je lui réponds: Écrire. Ce sage me réfère alors au dicton populaire: Plus tu attends d'avoir l'air d'un ange pour agir et plus tu risques d'avoir l'air bête. Bienvenue sur ce blog ! Patricia Turcotte

vendredi 22 mai 2009

LA DÉTRESSE PSYCHOLOGIQUE DE NOS AÎNÉS

ELLE EST CRIARDE ET ÉVIDENTE, LA DÉTRESSE PSYCHOLOGIQUE DE NOS AÎNÉS, Y COMPRIS CEUX VIVANT À LEURS DOMICILES; PAS NÉCESSAIREMENT LES AÎNÉS HABITANT DANS LES ÉTABLISSEMENTTS DE SANTÉ ET/OU DE RETRAITE, ET ÂGÉS DE 65 ANS ET PLUS LA DÉTRESSE PSYCHOLOGIQUE DE NOS AÎNÉS Une précision très importante, c’est de mentionner que lorsque je fais référence aux aînés, je n’inclus pas seulement les gens âgées de 65 ans ou plus, mais aussi les personnes de tous les âges, vivant quotidiennement avec d’importantes limitations et maladies chroniques physiques ou intellectuelles. Plusieurs de ces personnes résident dans des CHSLD ou des résidences d’hébergements publiques ou privées, et sont âgés de 50 ans et plus; quand ce n’est pas de 18 et 30 ans et plus. Leurs limitations chroniques apparentes ou non apparentes, leurs causent des tas d’ennuis de toutes sortes; même s’ils ne cadrent pas encore dans la catégorie des aînés, au sens légal; je fais référence aux lois sociales et gouvernementales. Elle est criarde et évidente, la détresse psychologique de nos aînés, y compris ceux vivant à leurs domiciles; pas nécessairement les aînés de 65 ans et plus, vivant en CHSLD. Des clowns aux CHSLD et aux domiciles des aînés, des logements sociaux pour eux Je pense à l’allocation-logement qui prend effet seulement à l’âge de 55 ans, alors que plusieurs personnes rencontrant de très grandes difficultés financières, n’y ont pas accès. Un autre exemple concret: il y a tellement peu de logements sociaux à prix modiques et adaptés spécialement pour les personnes vivant avec des limitations physiques et/ou des handicaps de toutes sortes, dans plusieurs grandes villes du Québec; pire encore, ce genres d’établissements de société n’existent même pas. À vrai dire, cet article est encore une suite logique de mon texte intitulé: À quel âge devient-on une personne aînée ? Des milliers de personnes aînées de tous les âges, habitent encore à leurs domiciles personnels. Hélas, elles sont souvent oubliées dans les discussions qui les concernent personnellement, ainsi que pour les prises de décisions finales, lorsqu’il s’agit de mieux saisir leurs besoins véritables, comme en exemple, l'histoire d'investir $300,000. pour des clowns aux CHSLD, et tant qu'à y être, pourquoi pas à leurs domiciles ? Faute de ne pas avoir assez de personnel pour faire marcher les aînés, au moins les changer régulièrement de culottes protectrices À mon avis, il y a tellement de besoins plus urgents, à être combler pour ces aînés: leur donner un bain quotidiennement; faute de ne pas avoir le temps de les aider à conserver les facultés de marcher à l’extérieur, voir à les changer régulièrement leurs culottes protectrices; leur procurer gratuitement des massages musculaires, si elles souffrent de douleurs et de fatigues chroniques; voir à ce qu’elles obtiennent aussi des loisirs à leurs goûts, pas nécessairement toujours pour jouer au bingo; plusieurs de nos aînés ressentent aussi des besoins intimes d’ordres sensuels et sexuels, alors leur donner la chance de vivre en couples dans leurs petites chambres; et tant d’autres à être combler. La détresse psychologique de nos aînés de tous les âges, même ceux à la maison Pourtant, les aînés à la maison font parties de la majorité des personnes âgées autonomes et semi-autonomes. Heureusement que dans certains cas, elles ont accès à l’aide aux tâches ménagères, et aux services et soins des CLSC. Énormément de personnes aînées vivent de profondes détresses psychologiques, autant pour des raisons de santé et d’isolement, que pour des raisons économiques. Ce n’est pas un ajout de médicaments, ni des multiplications de rendez-vous médicaux de toutes sortes, dont ont besoin nos personnes aînées; mais d'avantages d'empathie, d'écoute véritable yeux dans les yeux et non par le biais du téléphone, de respect et d’encouragements véritables, etc; ne serait-ce qu’au niveau de leurs âges, tel que citer plus haut. Cela permettrait à ces gens de profiter de déductions financières sur leurs logements très élevés dans plusieurs cas, ou encore, ajouter une seule petite gâterie par mois, comme se payer un repas de restaurant, livré directement à la maison, ajouter un taxi par mois pour aller visionner un film au cinéma, participer à un voyage de groupe en autobus, pour aller au casino de Charlevoix, etc. Organismes communautaires, les oubliés du système social et gouvernemental Personnellement, je suis entourée de femmes et d’hommes vivant seuls à la maison, et qui passent toute la saison hivernale chez eux, à cause de limitations physiques importantes. Il y a pleins d’organismes communautaires et de loisirs de toutes sortes de publier dans les journaux de leurs régions, mais à quoi cela sert pour ces personnes; elles n’arrivent même pas à sortir dehors, en saison hivernale, et souvent en toutes saisons. Ce sont les oubliés du système social et gouvernemental. Les soins palliatifs à la maison, mourir dans la dignité directement chez-soi, l’ombre subtil de pensées suicidaires chez les aînés On entend souvent dire que les soins palliatifs à la maison deviennent de plus en plus populaires. Cela est encore un mirage et non une réalité, pour encore bien des citoyens et citoyennes; peu importe l’âge. Je cite le cas de Mélanie âgée de 50 ans, ayant subit il y a environ 8 mois, une importante chirurgie médicale aux deux genoux; pourtant, quelques minutes seulement à discuter par le biais du téléphone, avec une intervenante du CLSC de sa région, à qui elle a encore dû raconter son histoire de A à Z, pour entendre comme réponse désintéressée et désespérante: « Pourquoi n’allez-vous pas vivre votre convalescence, dans une maison de repos ? » Pourtant, celle-ci s’était encore humiliée en précisant très bien, sa situation financière précaire. Comme si cela ne suffisait pas, Mélanie a dû attendre plus de 5 semaines, avant qu’une travailleuse d’un organisme communautaire rattaché au CLSC se rende à son loyer, pour lui laver les jambes; c’est tout simplement une situation inhumaine, aberrante et scandaleuse. Fort heureusement, cette dame a rejeté du revers de la main, toutes les idées de découragement; même si les personnes les plus sages d’entre-nous, savent très bien que nul n’est à l’abri de voir flotter dans son entourage, l’ombre subtil de pensées suicidaires. La perfection n’est pas de ce monde. Mais on doit veiller sans cesse à améliorer les services et soins de santé pour les aînés, et de plus en plus à leurs domiciles personnels. Tant qu’à y être, pourquoi ne pas songer sérieusement aussi, à laisser mourir paisiblement à leurs domiciles personnels, et dans la plus grande dignité humaine, les aînés souffrant sans cesse ? Une association syndicale pour les citoyens démunis de la société ? Encore faudra-t-il aussi se pencher sur cette question existentielle, surtout pour nos élus qui ont le pouvoir de faire modifier certains détails des lois civiles et gouvernementales, par exemple, l’âge pour être reconnu une personne aînée: À quel âge une personne est-elle une aînée? D’accord, je vais rester positive en espérant de croire que les choses vont avancer et s’améliorer, et ce, même pour les aînés de toutes les catégories d’âges. Surtout si celles-ci composent quotidiennement avec de sérieuses limitations et handicaps de toutes sortes. Je m’interroge tout haut: Existe-t-il une association syndicale pour le peuple ordinaire, c'est-à-dire, les personnes les plus démunies de notre société de l’an 2000 ? Patricia Turcotte © Le 22 mai 2009

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