LES ÉCRITURES DE PATRICIA TURCOTTE

Des articles sur des sujets sociaux et vie citoyenne-politique, ainsi que des romances d'intérêts publiques. Bienvenue sur mon blog, Patricia Turcotte

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Lieu : Saint Georges, Québec, Canada

Un Vieux-Sage m'a dit:" Patricia, cherche bien dans le plus profond de ton être, ce que tu aimerais accomplir à compter de ce jour, et ce, autant dans la pauvreté financière, dans la maladie et la solitude, que dans la prospérité, la santé, ou la célébrité." Sans hésiter je lui réponds: Écrire. Ce sage me réfère alors au dicton populaire: Plus tu attends d'avoir l'air d'un ange pour agir et plus tu risques d'avoir l'air bête. Bienvenue sur ce blog ! Patricia Turcotte

dimanche 8 mars 2009

POURRIEZ-VOUS LIRE LE MESSAGE LAISSÉ PAR UNE PERSONNE AIMÉE, ET DÉCÉDÉE SUITE À UNE TENTATIVE DE SUICIDE ?

Selon mon avis personnel, toutes les personnes qui ont quittées ce monde suite à une tentative de suicide, vivent toujours près de nous dans leurs réalités invisibles. Ce qui les fait le plus souffrir, c'est quand on ne croit pas que ces personnes aimées vivent toujours à nos côtés. Cela m'avait aussi été enseigné par un vieux prêtre Beaucerons, et missionnaire dans les pays lointains. Je ne pensais pas que je viendrais à vivre ces expériences que j'aurais bien aimé ne jamais connaître; mais plutôt croire sans les avoir vécus.

POURRIEZ-VOUS LIRE LE MESSAGE LAISSÉ PAR UNE PERSONNE CHÈRE DÉCÉDÉE PAR LE SUICIDE ?

Si votre réponse est négative, ne lisez pas ce message qui risque d’être trop émouvant. Par contre, sachez qu’en le lisant au complet, vous ressentirez vous aussi, l’importance d’avoir fait plaisir à l’être aimé, qui ne peut plus vous rejoindre autrement, même au-delà du fait réel qu’il vit toujours à vos côtés, afin de continuer à expérimenter à sa façon, les leçons qu’il était venu apprendre sur la terre. Le réconfort que cela lui apporterait est indescriptible, tout comme le message d’espérance que vous en retirerez laissera une trace dans votre cœur, à tout jamais.

Je laisse aller mon inspiration en me sentant habitée par une profonde empathie. Quelques retouches et corrections viendront un peu plus tard, d'accord. Voici quelques phrases consolatrices autant pour la personne décédée par le suicide, que pour ses proches qui pleurent son départ. Partons dès maintenant, à la guérison de ces blessures trop profondes, de parts et d’autres. J’ai la nette impression que d’utiliser « l’expression du désespoir », pour décrire le décès d’un être cher parti suite à une tentative de suicide, peut être plus réconfortant aux oreilles du cœur; surtout pour les personnes vivant encore de près, le deuil de l’être aimé.

Avec vous, lecteurs et lectrices ma page personnelle, voici ce message d’espoir qui vient directement d’une personne ayant vécu de près, la froideur des portes situées juste à côté, de celles de l’au-delà, des personnes décédées par un acte de suicide. À travers un coma et/ou semi-coma de quelques jours de la fin d’avril 1993, je peux facilement vous raconter ce que j’ai songé au fond de mon être. Vu que c’est bien moi l’auteur de ce texte romancé, qui a vécu cette situation pénible et très touchante. Si je la raconte, c’est pour aider la cause de la prévention du suicide, tout en me libérant des chaînes de la honte, qui m’ont retenues très longtemps, prisonnière de ce destin du passé. Et, si je peux l’écrire, c’est que la vie m’a laissé une seconde chance, de réparer cette action, lourde de conséquence pour moi, comme pour les êtres chers et la société.

Voici un message qui ressemblerait sûrement, à celui de la personne que vous pleurez toujours. Je modifie quelquefois les termes, afin que cette romance réalité, touche plus de personnes en général :

« À ma grande sœur; à mon grand frère; à ma très douce maman; à mes deux grands adolescents; à leur père et ami de toujours; ainsi qu’à vous tous mes amis qui pleurez mon départ suite à ce geste de désespoir, ouvrez votre cœur d’enfant pour lire mon message écrit avec la complicité de Patricia, et qui vous consolera sûrement un peu, je l’espère bien. Si vous saviez comme je vous aime toujours, là ou je suis, c’est-à-dire, toujours à vos côtés dans ma réalité invisible. Je vous comprends d’avoir ressentis pleins de rejets, de colères et de l’abandon; ces sentiments sont tout à faits nobles et humains. Je vous ne garde pas rancune, d’accord.

De toute façon, j’ai souffert moi aussi, de vos jugements, de vos rejets et de vos préjugés sur la maladie mentale, alors que j’essayais de guérir ou du moins, de vivre une autre rémission. Je ne parvenais plus à composer avec ces souffrances morales de grandes noirceur, de solitude terrifiante et des sentiments d’incompréhensions que je vous faisais vivre trop souvent, suite à ma maladie mentale. J’aurais dont dû aller chercher de l’aide dès le début de ma dépression nerveuse, plutôt que d’attendre de me retrouver face à l’inacceptable. Elle est si profonde la tristesse de se toujours regarder de travers, comme si nous étions des monstres venus d’une autre planète; que c’est lourd à porter une croix pleines de sentiments de rejets et d’abandons, que ce soit par une personne de sa famille ou par un ami; cela est intolérable pour la plupart des gens devenus trop fragiles et sensibles, suite à une maladie mentale.

Sachez qu’avant de vous pardonnez, je vous ais détestés moi aussi. Merci de la grande leçon d’amour, que vous m’avez apprise sans trop vous en rendre compte, et vice-versa. Bonne route à chacun des membres de ma famille, et soyez assurés que je vous aime de tout mon cœur, et encore plus fort dans cette réalité invisible; même si nos vies ont prises des tournures très différentes, mais semblables. Près de vous maintenant, je continuerai de retirer les grandes leçons que la vie quotidienne essaie de nous apprendre, tellement simplement. Je remercie particulièrement les personnes qui ont eu la capacité de me tenir la main, jusqu’au bout de mon chemin.

Merci de respecter le choix pas facile qui fut le mien; mais je vous le dis encore : ce n’est pas la route la plus plaisante du tout, et je ne la souhait pas à mes pires ennemis. Je suis à vos côtés, et quand vous ne le croyez pas; cela me fait mal encore davantage dans ce nouveau monde, que l’on appelle l’au-delà ou la réalité invisible; pour ceux et celles qui y croient, bien entendu. J’essayais d’en finir avec la souffrance physique et morale, tout simplement ; mais j’étais alors aveuglée par les douleurs physiques, morales et spirituelles. C’est ma vie humaine qui a pris fin, à mon grand étonnement. Laissez vous enseignez ces choses inconnues, concernant les lieux, l’état ou la dure réalité des personne décédées suite à une tentative de suicide.

Ces lignes écrites avec mon cœur et mon gros bon sens, comme si j’étais toujours en ce lieu si terne, sont sûrement des paroles réconfortantes que je suis en mesure de vous laisser, ainsi qu’à toutes les personnes touchées par ce fléau de société. Je parviens à transmettre ce message important, vu que j’ai eu la chance de survivre à ma tentative de suicide du 25 avril 1993. Ce n’est pas donné à tous de s’exprimer par ce genre de partages et de témoignages; vu que peu de personnes sont vivantes, suite à leurs gestes de désespérances et de grande ignorance.

N’attendez pas que l’une personne aimée, se rende jusqu’au portes du désespoir, pour quitter vos sentiers battus. Puisque vous ne pouvez pas vivre dans les mêmes souliers d’une personne qui a traversé ce couloir, ou qui l’a fait vivre malheureusement aux personnes qui l’aimaient tellement, ne soyez pas trop sévères dans vos propos, vos jugements et préjugés, envers les personnes décédées par une tentative de suicide. Mais aussi envers les personnes toujours vivantes.

Et bien, sachez que dans le semi coma et le coma, une personne peut la plupart du temps, voir, entendre et saisir par las pensée, tout ce qui se vit autour de son corps inerte qui hésite entre la réalité visible ou la réalité invisible. Depuis cette surprenante découverte vécue lors de mon semi coma, suite à ma tentative de suicide, je ne donnerai plus mes confidences aux ignorants, qui les retournent parfois à leurs avantages personnels. Cela est aussi une phrase des Évangiles, qui cite de ne pas donner ses perles aux pourceaux.

Finalement, voyez comme on répète toujours les mêmes phrases pour se réconforter mutuellement. Gardez cela simple, c’est le plus grand cadeau que je puisse vous laisser aujourd’hui. Je ne souhaite pas à mon pire ennemi, de vivre ces longues et interminables secondes, où on ne peut même pas bouger, ni parler pour dire enfin, des mots sortis tout droit de son cœur « Je vois maintenant combien vous m’aimiez, essayez au moins de demander la force de me pardonner, comme je l’ai fait si souvent, de mon côté personnel. Et, si vous en êtes toujours incapable, je vous comprends mieux maintenant ; allez votre chemin et bonne route. Merci de votre écoute compréhensive ».

Salutations amicales d’une rescapée du suicide,

Patricia Turcotte © Le 08 mars 2009

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